

« Charlie Puth devrait être un artiste encore plus reconnu », chante Taylor Swift : une phrase que personne ne s’attendait à entendre sur le titre éponyme de THE TORTURED POETS DEPARTMENT, encore moins Charlie Puth. Le prodige musical originaire du New Jersey s’est fait un nom au milieu des années 2010 en écrivant des hits pop qui ont tourné sur toutes les radios, de « See You Again » avec Wiz Khalifa à « We Don’t Talk Anymore » aux côtés de Selena Gomez. Mais pour son quatrième album, l’artiste de 34 ans a décidé de faire les choses différemment, laissant sa vie façonner la musique plutôt que l’inverse. Whatever’s Clever! arrive non seulement après la plus grande performance de sa carrière (son interprétation de l’hymne national au Super Bowl LX), mais aussi juste après la naissance de son premier enfant. « C’est la première fois où la musique coïncide parfaitement avec ma vie », confie Charlie Puth à Apple Music. « C’est la bande originale de ma vie de père ». Peu de genres évoquent mieux la notion de « paternité » que le yacht rock, ce courant du soft rock avec un côté kitsch assumé qui dominait les ondes à la fin des années 70 et au début des années 80. « Mon objectif était de faire un album aux accents yacht rock version 2026 et de rendre hommage à tous les artistes qui m’ont précédé et qui ont été les précurseurs du genre », explique Charlie. Et c’est le moins qu’on puisse dire. Dans le studio qu’il a aménagé dans son salon, Charlie Puth a réuni une équipe que l’on pourrait appeler les « super-héros du yacht rock », dont Michael McDonald et Kenny Loggins. Le résultat : l’exploration de thèmes profonds sur la vie et l’amour subtilement évoqués dans douze titres pop et R&B aux accents années 80, à la douceur parfois trompeuse. Kenny G interprète un solo de saxophone sur « Cry », tandis que la légende de la pop japonaise Hikaru Utada prête sa voix à un couplet dans « Home », une ode city-pop mélancolique aux joies de la vie de famille. Des paroles sincères sur l’acceptation de l’inconnu résonnent comme des messages adressés au jeune Charlie, tandis que sur « I Used to Be Cringe », il renonce à vouloir être branché pour enfin être lui-même.