Talkin to the Trees

Talkin to the Trees

À quelqu’un qui lui avait reproché que toutes ses chansons sonnent pareil, Neil Young a déjà lancé qu’en fait, elles sont toutes une seule et même chanson. Une réplique qui semble d’autant plus vraie à mesure qu’il en écrit. Avec Talkin to the Trees, enregistré aux côtés de Micah Nelson, Corey McCormick et Anthony LoGerfo du groupe Lukas Nelson & Promise of the Real, ainsi que du légendaire claviériste de Muscle Shoals Spooner Oldham (complice de Young depuis Comes a Time en 1978), l’artiste poursuit l’élan amorcé avec Barn et World Record. Et démontre une fois de plus sa capacité presque surnaturelle à continuer de créer. Son indignation est encore bien présente (« big change », « Lets Roll Again »), tout comme sa tendresse (« Bottle of Love », « Thankful »), et cette manière bien à lui de rendre des enjeux mondiaux aussi personnels et digressifs que les pages d’un journal intime (« Talkin to the Trees », « Family Life »). Un très bel ajout à son corpus d’albums de fin de carrière.