

Peu de gens savent mieux que Tee Grizzley que le succès ne dure pas toujours. Le rappeur a eu un premier aperçu de la célébrité en 2016, lorsque son simple « First Day Out », sorti après sa libération de prison, est devenu viral. Des fans comme LeBron James et Lil Yachty ont contribué à propulser sa notoriété, mais Grizzley savait qu’il devrait enchaîner des sorties fortes pour rester dans la course du jeu le plus compétitif qui soit. Le rappeur de Detroit est depuis demeuré l’une des plumes les plus constantes du hip-hop, sortant régulièrement un ou deux projets chaque année. Son deuxième projet de 2025, Street Psalms, arrive seulement quelques mois après l’introspectif et puissant Forever My Moment. Street Psalms réunit certaines des chansons les plus accrocheuses de la carrière de Grizzley, sans diluer son vécu de la rue ni la force de ses textes au profit du succès commercial. Dans « Make Em See », Tee joue avec les accents à l’intérieur de son schéma de rimes pour donner au morceau un rythme vraiment palpable. Sur « Voicemail », il s’associe à Rod Wave pour une réflexion intense et émotive sur la valeur réelle de sa réussite en tant que rappeur. « Talked to my daughter on FaceTime, it’s healing my heart » [librement : j’ai parlé à ma fille en FaceTime, ça m’apaise le cœur] rappe-t-il, avant d’admettre : « Sometimes it get to killing me, hope this ain’t how she remember me » [librement : parfois, ça me détruit, j’espère que ce n’est pas comme ça qu’elle va se souvenir de moi].